Daniel Lamarre: entrevue avec le président et chef de la direction du Cirque du Soleil

Daniel Lamarre: entrevue avec le président et chef de la direction du Cirque du Soleil

Daniel Lamarre: entrevue avec le président et chef de la direction du Cirque du Soleil

Texte: Diane Stehlé

Fondé en 1984 à Baie-Saint-Paul par deux anciens artistes de rue, Guy Laliberté etDaniel Gauthier, le Cirque du Soleil est aujourd’hui une multinationale présente sur tous les continents. Depuis 2015, TPG Capital dispose d’une participation majoritaire dans l’entreprise, tandis que la firme chinoise Fosum Capital Group et la Caisse de dépôt et placement du Québec y ont une participation minoritaire. La mission de la compagnie demeure toutefois inchangée : invoquer l’imaginaire, provoquer les sens et l’émotion. Daniel Lamarre, président et chef de la direction, nous en parle.

Comment expliquez-vous le succès du Cirque du Soleil partout à travers le monde?

Le Cirque du Soleil offre encore aujourd’hui un type de spectacle unique au monde. D’autre part, les créateurs avaient dès le début eu la bonne idée de ne pas mettre de langage parlé dans les spectacles, ce qui a permis à la compagnie d’obtenir une reconnaissance universelle. Au fil du temps, nous avons développé un réseau mondial unique de partenaires et de promoteurs ce qui a contribué à faire du Cirque la marque internationale qu’elle est aujourd’hui. Et ce qui est formidable, c’est qu’elle a été créée de toutes pièces par des Québécois.

Comment définiriez-vous un spectacle du Cirque du Soleil?

C’est très difficile à dire! Si vous demandez à quelqu’un, il vous dira d’emblée que ce n’est pas un spectacle de cirque traditionnel, mais que ce n’est pas non plus du théâtre. Ce n’est pas non plus uniquement de la danse, de la musique ou des numéros de clown. Bref, l’explication sera longue! Pourquoi? Parce que le Cirque est très différent de tout ce qui existe sur le plan de la forme et du contenu artistique. C’est une catégorie à part.

Nos créateurs continuentde travailler de la même façon,sans aucune ingérence de l’intérieur.

Quand on devient une entreprise de divertissement de l’ampleur du Cirque du Soleil, comment fait-on pour conserver sa créativité?

C’est notre plus grand défi et nous faisons beaucoup de choses en ce sens. Tout d’abord, notre service de ressources humaines déploie beaucoup d’efforts afin de dénicher les meilleurs talents au monde. De plus, nous investissons massivement en recherche et développement afin de développer de nouvelles technologies ou inventions en matière d’équipements acrobatiques pour mettre en valeur les performances des artistes. Nous possédons d’ailleurs un laboratoire totalement dédié à ces recherches. Enfin, grâce à notre réseau mondial, nous disposons d’un service d’intelligence qui effectue une vigie sur tout ce qui existe, non seulement dans le domaine du spectacle, mais aussi de la mode, de l’architecture, de la musique et du cinéma.  Nous veillons ainsi à ce que nos créateurs restent à l’avant-garde des tendances en étant alimentés par ce qui se fait de mieux au monde en matière de contenus artistiques.

À quoi s’attend le public lorsqu’il va voir un spectacle du Cirque du Soleil?

Il s’attend à un effet WOW!, à être surpris et à assister à un spectacle d’une qualité inégalée. De notre côté, nous voulons continuellement le surprendre, le toucher, le faire rire, susciter en lui des émotions. Comment définiriez-vous un spectacle du Cirque du Soleil? C’est très difficile à dire! Si vous demandez à quelqu’un, il vous dira d’emblée que ce n’est pas un spectacle de cirque traditionnel, mais que ce n’est pas non plus du théâtre. Ce n’est pas non plus uniquement de la danse, de la musique ou des numéros de clown. Bref, l’explication sera longue! Pourquoi? Parce que le Cirque est très différent de tout ce qui existe sur le plan de la forme et du contenu artistique. C’est une catégorie à part. Des fonds d’investissements étrangers détiennent depuis 2015 une participation majoritaire dans l’entreprise.

Le Cirque du Soleil demeure-t-il aussi québécois qu’avant?

Tout à fait. L’équipe de direction, moi compris, n’a rien changé de ses façons de faire. La seule différence est que nous avons maintenant des moyens financiers plus importants et un accès à un réseau de contacts mondial. Avec l’acquisition récente de Blue Man Group, nous avons une multitude de projets en développement, mais nos créateurs continuent de travailler de la même façon, sans aucune ingérence de l’intérieur.

Quels sont les projets à venir?

Actuellement, il y a une première tournée de 14 mois à Shanghai, avec Kooza. Nous ouvrirons aussi bientôt un spectacle permanent à Hangzhou. La percée chinoise est très importante pour nous. Aussi, nous présenterons le 20 décembre prochain au Centre Bell de Montréal la première mondiale de Crystal, un spectacle sur glace. Et un peu avant, le 16 novembre, aura lieu le lancement de la NFL Experience sur Times Square à New York. Grâce aux nouvelles technologies, les partisans de la NFL vivront une expérience immersive. C’est un énorme projet. Avec les nouveaux propriétaires, la croissance du Cirque du Soleil est fulgurante.

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