L’hôtel Ritz-Carlton

L’hôtel Ritz-Carlton

Luxury and real estate Après quatre ans de rénovations majeures, le Ritz-Carlton Montréal a rouvert ses portes en mai dernier, et célèbre, cinq mois plus tard, son centenaire. Cent vingt-neuf chambres ultra modernes, un restaurant gastronomique tenu par le renommé chef Daniel Boulud, des salles de réunions de toutes tailles et 45 résidences de luxe : la « Grande Dame de la rue Sherbrooke » est bel et bien de retour sur la scène montréalaise et vient d’ailleurs de remporter la prestigieuse cote cinq diamants.

Fondé en 1912 par six hommes d’affaires convaincus que Montréal avait besoin d’un établissement capable d’accueillir une clientèle de prestige, le Ritz-Carlton est rapidement devenu un hôtel mythique, symbole de luxe et d’élégance. En un siècle, la « Grande Dame de la rue Sherbrooke » a été au coeur de la société montréalaise. Hommes d’affaires, hommes politiques, artistes et célébrités s’y sont succédé. Parmi eux, citons Howard Hughes, Maria Callas, la Reine d’Angleterre, Winston Churchill, Charles de Gaulle, Pierre Elliott Trudeau, et plus récemment, les Rolling Stones et Céline Dion. Des événements importants de l’histoire du Québec y ont été discutés et des mariages ̶ notamment celui, en 1964, d’Élizabeth Taylor et Richard Burton ̶ célébrés. Le Ritz-Carlton, construit selon les normes exigeantes de l’hôtelier César Ritz, a su traverser le temps alors que les autres grands hôtels de la ville ont disparu.

Toutefois, en 2006, l’établissement a perdu de son lustre et a besoin de sérieuses rénovations. Le groupe Torriani et le groupe Mirelis rachètent l’hôtel et Andrew Torriani en devient le nouveau directeur.

Fils d’hôtelier, Andrew Torriani connaît bien le Ritz-Carlton pour y avoir travaillé avec ses trois frères lorsqu’ils étaient étudiants. « Nous avons fait tous les départements afin de payer nos études à l’Université McGill. C’est une période inoubliable. On travaillait fort, mais on s’amusait beaucoup aussi. Quand je suis devenu directeur de l’hôtel, je trouvais ça triste de le voir se dégrader, d’autant plus que je savais de quel potentiel il était doté ». Mû par son attachement à l’hôtel légendaire, il décide de redorer son blason et d’en faire, non pas un simple cinq étoiles, mais un cinq étoiles extraordinaire. « Nous visons la qualité des meilleurs hôtels au monde. »

DES TRAVAUX GIGANTESQUES
À partir de 2008, il entreprend une restauration de 200 millions de dollars à l’aide d’une équipe choc, composée du gestionnaire de projets COPRIM, de l’entrepreneur général Pomerleau, des architectes Provencher Roy et Associés et du designer PXDi. Objectif : redevenir le chef de file des établissements hôteliers de luxe en offrant le nec plus ultra en matière de confort et de service personnalisé. « Nous souhaitions toutefois conserver le classicisme et le caractère de cet hôtel mythique », souligne le directeur.

La façade de l’édifice et les espaces publics sont ainsi préservés et restaurés, de même que le fameux Salon Ovale et le jardin. L’un des changements majeurs consiste en la réduction considérable du nombre de chambres afin de les moderniser du tout au tout. En effet, l’hôtel comptait 229 chambres avant les rénovations, « ce qui est trop pour un cinq étoiles », commente Andrew Torriani. « Aujourd’hui, en Amérique du Nord ou en Europe, un hôtel de luxe doit être plus petit pour pouvoir rendre un service vraiment personnalisé. De plus, il fallait trouver un moyen de financer les rénovations », ajoute-t-il. Les nouveaux propriétaires décident donc d’agrandir et de convertir une partie de l’immeuble historique en résidences privées de grand luxe. Composées de 45 unités, ces condominiums offrent un hébergement haut de gamme tout en permettant à leurs résidents de bénéficier de tous les services d’un hôtel 5 diamants.

DES CHAMBRES À LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE
Aujourd’hui, le Ritz-Carlton dispose donc de 98 chambres et de 31 suites, dont la Suite Royale de 4 700 pieds carrés, la suite hôtelière la plus spacieuse de Montréal. Totalement rénovées, elles offrent les plus hauts standards en matière de luxe et de confort. Une première à Montréal, chaque chambre s’appuie sur des technologies avantgardistes : cartes magnétiques, système capable d’enregistrer la chaleur corporelle et d’ajuster automatiquement l’énergie requise dans la pièce, détecteurs de mouvement activant des lumières la nuit pour guider les clients vers la salle de bain, etc. : cette technologie est un atout majeur permettant d’offrir un service à la clientèle unique. « Ce sont les détails qui font la différence. Chaque client peut activer une lumière à l’entrée de sa chambre pour indiquer à la femme de chambre s’il est présent ou non. Ainsi, celle-ci sait immédiatement si elle peut entrer. De plus, nous conservons dans notre système informatique des informations précieuses concernant les préférences des clients. Température préférée dans les chambres, boisson ou plat favoris : tout est répertorié. Nous pouvons ainsi leur offrir une expérience entièrement personnalisée. Au Ritz-Carlton, nous ne faisons pas que répondre aux demandes des clients. Nous les anticipons. »

Dans les salles de bains, chauffe-serviettes, planchers (de chez Parquet Royal) et comptoirs chauffants, ainsi que sièges de toilette avec abattant automatique offrent un confort sans pareil. Ces prouesses technologiques s’intègrent parfaitement dans un décor mariant joliment l’ancien et le moderne. Murs, planchers et mobilier bénéficient de la qualité exceptionnelle des pierres naturelles de Moruzzi, le plus grand détaillant de pierres au Canada. Dans certaines suites, on retrouve les foyers en marbre de 1912, vestige heureux d’une époque révolue. De nombreux meubles d’époque, comme ce magnifique bureau dans la Suite Royale, propriété de l’hôtel depuis sa fondation, apportent une touche romantique et classique à l’ensemble. Les superbes compositions florales de la maison Bouquet par Jean-Pascal de Jean-Pascal Lemire viennent parfaire le tout.

Fait intéressant dans un milieu traditionnellement réservé aux couples ou à une clientèle d’affaires, dans les 22 suites conjointes offertes par l’hôtel, les espaces ont été judicieusement aménagés afin de recevoir des familles et de préserver l’intimité de chacun.

En outre, les rénovations ont permis aux propriétaires d’isoler totalement le bâtiment et de le rendre davantage écoénergétique. Ainsi, lorsqu’une chambre est inoccupée, la température diminue afin de réduire les pertes énergétiques. Pourvues de fenêtres  anti-acoustiques, elles sont aussi totalement insonorisées. Enfin, la magnifique piscine d’eau salée est entièrement chauffée avec la chaleur excédentaire de la cuisine de l’hôtel.

UN LIEU IDÉAL POUR LES RÉUNIONS
Lors de la restauration de l’hôtel, l’un des objectifs était de pouvoir offrir aux entreprises des espaces de travail adaptés. Aujourd’hui, l’hôtel dispose de plus de 12 000 pieds carrés de salles de réunion de toutes tailles, se prêtant aussi bien à des rencontres de conseil d’administration qu’à des galas ou mariages de 300 personnes. Dotées d’un équipement audiovisuel d’avant-garde, celles-ci s’accompagnent, en outre, d’un personnel dédié hors pair.

Un service de traiteur raffiné ainsi qu’une cuisine entièrement cachère (la seule dans un grand hôtel à Montréal) sont à la disposition des organisateurs. Bien entendu, il est aussi possible d’aller découvrir le nouveau restaurant de l’hôtel, Maison Boulud, tenu par le fameux chef Daniel Boulud, une institution dans le monde culinaire.

Que ce soit dans la salle à manger aux lignes contemporaines, dans la superbe serre vitrée ou, l’été, dans le jardin qui accueille depuis 1950 de charmants canetons, on savoure dans ce lieu une cuisine inspirée, profondément ancrée dans la tradition française. « Depuis notre réouverture, la clientèle de l’hôtel a beaucoup rajeuni et s’est considérablement diversifiée, notamment grâce à ce nouveau restaurant gastronomique », indique Andrew Torriani. Cerise sur le gâteau, le célèbre joaillier Tiffany & Co. a installé sa nouvelle boutique non loin du restaurant. De quoi combler les visiteurs les plus exigeants! Lorsqu’on demande au directeur ce que signifie la réouverture du Ritz-Carlton pour Montréal, il nous répond, le sourire aux lèvres : « Je crois que toute grande ville a besoin d’un ou deux grands hôtels pour montrer aux yeux du monde qu’elle se porte bien. Le Ritz-Carlton joue ce rôle pour Montréal. »

Si l’on en croit l’effervescence provoquée par le centenaire de l’hôtel en octobre dernier, attirant de nombreux invités de marque, dont Leurs Altesses Sérénissimes le prince et la princesse de Monaco, nul doute que le Ritz-Carlton a repris son rang de phare de raffinement au coeur de Montréal et qu’il continuera longtemps encore d’attirer célébrités, gens d’affaires et artistes!

www.ritzmontreal.com

 

LE SAVIEZ-VOUS?
– Les premières personnalités à séjourner au Ritz-Carlton Montréal sont Frederick Williams-Taylor, directeur général de la Banque de Montréal, et Montagu Allan, banquier et sportif de renom ayant fondé la Coupe Allan.
– En 1912, l’occupation en chambre avec bain coûte 3 $, celle en chambre double avec bain 5 $. Pour l’époque, c’est cher, mais pas pour ceux qui deviennent rapidement des clients réguliers.
– En 1957, le milliardaire Howard Hughes est l’un des invités de marque de l’hôtel. Il est entouré de gardes du corps, de trois détectives privés, de deux secrétaires, de huit conseillers financiers, de deux valets et un barbier.
– Plusieurs personnalités du 20e siècle ont séjourné au Ritz. Citons, entre autres, Sarah Bernhardt, Maria Callas, Gene Kelly, Luciano Pavarotti, Sophia Loren, Charles Aznavour, Richard Nixon, Brian Mulroney, George Bush Sr., Catherine Deneuve, Björk et John Travolta.
– Quinze ans : tel est le nombre d’années record durant lequel séjourna un résident permanent au Ritz-Carlton Montréal.
– Le résident permanent le plus célèbre du Ritz-Carlton est sans doute le peintre basque Alphonse Jonguers.
– Le Ritz-Carlton accueille chaque année, au printemps, des canetons du Lac Brome.
– Durant la Seconde Guerre mondiale, le Ritz-Carlton s’est rempli de réfugiés et a abrité généraux et hauts membres de la police comme Herbert Lehman, directeur de l’Administration des Nations-Unies pour le secours et la réhabilitation.
– La plus vieille bouteille de la cave du Ritz-Carlton remonte à 1815, année de la Bataille de Waterloo.»
– Le Ritz-Carlton a longtemps servi de lieu de rencontre au fameux Club 55, un groupe de gourmets y dînaient régulièrement pour ensuite rédiger des chroniques dans le magazine Gastronomie.

 

LE RITZ EN 15 DATES
1909 : Les six fondateurs créent la Carlton Hotel Company of Montreal Limited.
FÉVRIER 1912 : César Ritz accepte de donner son nom à l’hôtel à condition que certains standards de luxe soient respectés, notamment, que chaque chambre comporte une salle de bains, qu’un service de conciergerie soit créé et qu’un grand escalier soit bâti pour que les dames puissent faire des entrées remarquées avec leurs robes de soirée.
31 DÉCEMBRE 1912 : Le Ritz-Carlton Montréal ouvre ses portes.
14 FÉVRIER 1916 : Le Ritz-Carlton est choisi pour être le lieu où sera passé le premier appel téléphonique transcontinental.
1940 : Le Club du Canada commence à tenir régulièrement des réunions au Ritz-Carlton. Holt Renfrew y présente un défilé de mode deux fois par an, attirant chaque fois plusieurs centaines de personnes.
1947 : François Dupré, propriétaire des célèbres hôtels Georges V et Plaza Athénée, achète le Ritz-Carlton Montréal.
1949 : Le Ritz Café ouvre ses portes.
1957 : Une nouvelle aile comprenant 67 chambres et suites est construite.
1964 : Elizabeth Taylor et Richard Burton débarquent à l’hôtel sans préavis et décident de s’y marier. Ils commandent deux caisses de champagne et demandent à deux employés de l’hôtel d’assister à leur mariage.
1976 : L’hôtel se voit décerner la cote la plus élevée qu’un hôtel puisse avoir : les 5 diamants du CAA/AAA.
1988 : La Reine mère séjourne au Ritz-Carlton pour assister à un banquet d’État.
2009 : Durant les travaux de rénovation du Ritz-Carlton Montréal a lieu le tournage du film Barney’s Version dans le Salon Ovale et le jardin.
2010 : Le Ritz-Carlton vend le condo le plus cher de l’histoire du Québec.
2008-2012 : Le Ritz-Carlton subit des travaux de rénovation de 200 millions de dollars. Il rouvre ses portes le 28 mai 2012.
26 OCTOBRE 2012 : Pour son centenaire, l’hôtel organise un gala réunissant de nombreux invités de marque.

 

-DIANE STEHLÉ

 

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