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Serge Maillard : une affaire de famille

Sous la direction d’une même famille depuis 1927, le magazine Europa Star est la référence en matière d’horlogerie. Diffusé dans plus de 170 pays et comptant cinq publications par année, il reste fidèle à l’état d’esprit de son fondateur, le Suisse Hugo Buchser, plus de cinquante ans après sa disparition. De passage dans la métropole pour le Salon de Montréal, premier événement consacré au domaine horloger au Québec, Serge Maillard, éditeur d’Europa Star et représentant de la quatrième génération de l’entreprise, a accordé cette entrevue à LUXE.

 

Serge Maillard, éditeur d’Europa Star

Europa Star a été fondé par votre arrière-grand-père, Hugo Buchser, dans les années 1920. Racontez-nous comment tout cela a commencé.

Mon arrière-grand-père possédait une marque de montres dans les années 1920 du nom de Transmarine. Il voyageait partout dans le monde pour vendre ses montres. En 1927, il a eu l’idée de créer une maison d’édition ayant pour mission de connecter les acteurs du monde horloger. Rappelons-nous qu’Internet n’existait pas! Des guides regroupant les adresses des horlogers, des fournisseurs et des professionnels de l’industrie ont été publiés. Progressivement, il a établi un réseau de magazines, en Amérique latine d’abord, puis au Moyen-Orient. En 1959, il a ciblé le marché européen en fondant Europa Star. Un peu plus tard, il a créé une revue pour le marché du Bloc de l’Est. Je saute quelques étapes pour en arriver aux années 1990, avec l’apparition de l’Internet. Nous avons été des pionniers dans le monde horloger avec un site Web dédié à cette industrie. Nous avons au même moment lancé une revue en chinois. Aujourd’hui, cela fait quatre générations que l’entreprise existe. Nous continuons constamment d’innover, avec notamment la numérisation récente de nos archives.

 

Hugo Buchser, lors d’un de ses voyages

Parlons justement de vos archives. Vous avez entrepris cette année de numériser vos publications depuis 1959. Un travail titanesque…

Oui. Et ce n’est pas fini. Nous avons au total 300 000 pages à numériser. Nous avons jusqu’à maintenant numérisé plus de 100 000 pages depuis 1950. Petit à petit, nous comptons numériser toutes nos publications depuis 1927, date du premier guide fondé par Hugo Buchser.

À qui cette banque de données numérique s’adresse-t-elle?

En premier lieu, à la communauté horlogère : aux marques, détaillants et collectionneurs. Tout le monde fait aujourd’hui des recherches sur les montres, que ce soit des professionnels ou des particuliers. Comme c’est toute la revue qui est mise en ligne, elle reflète très bien le contexte de l’époque. Cette numérisation est une belle solution pour mettre en avant un important patrimoine.

À travers vos archives, on découvre effectivement l’histoire de la montre, mais aussi des pans de l’histoire en général. Parlez-nous de la montre Omega.

Récemment, un historien s’est servi de nos archives pour rédiger un article sur la conquête de l’espace. La marque Omega est en effet étroitement liée aux missions de l’homme sur la Lune. Mais avant elle, il y avait aussi Breitling ou Bulova. Il y a eu une compétition féroce entre les marques pour séduire la NASA. Aujourd’hui, on peut se demander quel horloger équipera la NASA ou Elon Musk pour aller sur Mars!

 

Comment peut-on avoir accès à vos archives?

Plusieurs abonnements annuels sont offerts. Certains donnent droit aux archives et au magazine papier, d’autres aux archives et au magazine électronique. Nos abonnés ont également un accès exclusif aux articles qui ont le plus de valeur ajoutée. Tous les tarifs peuvent être consultés sur notre site Web. Ce sont des forfaits de lancement. Nous invitons donc le public à en profiter dès maintenant. Chaque année, nos lecteurs profiteront de nouveaux contenus puisque, en plus de nouveaux articles, nous continuerons de numériser progressivement nos archives.

Votre publication est ce qu’on appelle un « mook », à mi-chemin entre le magazine et le livre. Expliquez-nous ce concept.

Il s’agit d’un concept innovant composé de deux parties : Time.Business et Time.Keeper. Comme son nom l’indique, la rubrique Time.Business est consacrée aux grands dossiers du moment et aux questions de fond qui dessineront le futur de l’horlogerie. Quant à la rubrique Time.Keeper, elle se consacre au produit, aux tendances esthétiques, aux évolutions techniques et aux acteurs de l’industrie horlogère. Nos grands dossiers peuvent avoir jusqu’à 50 pages. Dans notre dernier numéro, nous avons par exemple traité du marché chinois, de l’histoire de la montre en Chine, de ses acteurs, etc. Notre revue se lit comme un livre et peut être conservée longtemps.

 

Comment expliquez-vous la longévité de votre magazine?

Le fait d’être une petite structure et une entreprise familiale aide à avoir une certaine flexibilité et une marge de manœuvre. Notre équipe éditoriale est composée de mon oncle Pierre Maillard et de moi-même. Notre ton est identifiable. Nous partageons aussi une certaine idée du journalisme : celle de toujours apporter une valeur ajoutée par nos articles. C’est très important, surtout à l’heure où l’information semble gratuite.

 

www.europastar.com

 

 

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Texte : Diane Stehle

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